Prise de conscience.
Le sang de l'eau.
De Neotasgos à Lacusoppidum.
Alison.
Aux portes du diable.
Crevez Furry!
Dix contre un.
Dernière raison.
Direction Périté !
Les ailes de chacun.
Damnatio aeternum.
Dans l'œil du maelstrom.
Le brasier du Fraxinus.
Aux portes du diable.

La nacelle décéléra et finit par s'arrêter à sur sorte de quai en bois. Personne à priori, tout semblait vide. La bande prit leurs affaires et descendirent, la biche prit rapidement la tête comme coutume. Ils descendirent quelques marches et arrivèrent dans cette clairière déserte, assez déserte pour que le renard soit mal à l'aise. Il demanda à Alison si cela était normal, elle lui répondit qu'elle ne les avait jamais vu de près et que rien n'avait bougé depuis ses premières sorties.

Ils pénétrèrent ensuite dans la forêt de grand pains sylvestre à pas tranquille, là où les troncs en partit nu de branche nous donnerait l'air minuscule.

Journal, première page.

Nous sommes partis de Neotasgos il y a trois jours. Nous sommes passés par Pulvis pour arriver à Lacusoppidum, juste avant d'arriver nous avons été attaqués par trois animaux et nous avons été sauvés de justesse par Alison que nous avons rencontrée à la station. Après cette rencontre nous ne sommes restés qu'une nuit et on est chargé d'une mission qui est de récupérer des bâches, direction la Citée du diable.

Nous avons pris une nacelle-tyrolienne pour nous épargner quelques kilomètres. Aujourd'hui j'ai toujours la sensation de ne pas savoir dans ce quoi je m'embarque... J'ai peur de la Cité, traverser Pulvis à déjà été quelque chose d'assez impressionnant pour moi, je déteste les terres mortes, je ne sens rien de ces terres, rien n'a cette chose, cette fantaisie qu'apporte à ce monde un tons de fantastique, j'aime la beauté du monde tel qui l'est. Tout est si morose, triste dans les terres usées. Mais encore je peux trouver mon plaisir dans cette forêt un peu à l'Est de la station, exploitée, mais aux airs bien tranquille. Suzanne m'a offert un livret pour que je m'exprime d'après elle. Elle n'a pas tord cela fait longtemps que je voulais écrire de nouveau, et me risquer à la poésie, alors tant qu'à baptiser cette première page avec mon premier.

Avez-vous entendu le chant de la forêt ?

Celui des feuilles vibrant au vent,

Celui des grincements des branches,

Celui des marrons qui tombent des arbres,

Celui de l'écho de la vie,

Chantant dans chacune des plantes,

Chacun des insectes,

Chacun des animaux,

Dans chacun de nos battement de cœur,

Dans chacun de nos souffles,

De nos larmes,

De nos rires,

Dans toute cette mélodie s'expriment nos racines,

Le chant de la forêt.

Pako sortit de sa littérature et referma d'un coup sec son carnet en pensant en soupirant, déçu de son premier écrit.

Il faisait noir, la nuit était tombée.

Ils campaient quelques part dans cette lugubre forêt où une atmosphère brumeuse comblait les écarts entre les arbres alors que Pako s'installait sur un tronc d'arbre mort,

Alison était assise les genoux jusqu'à sa gueule, remuant un feu de bois à l'aide d'une branche.

Rick était assis à côté d'elle, à sa droite. À sa gauche, il y avait Frédéric assis lui même à la droite de Suzanne.

- Alors on a marché environ trente-deux kilomètres, on devrait ne plus être loin de la Cité. Ça nous fait arriver pour demain mais je ne sais pas quand exactement. Il nous faudra, probablement, camper dans la Cité, dit Alison en regardant le feu.

- Et tu peux nous dire à quoi elle ressemble la Cité ? demanda Suzanne.

- Je vous garde la surprise. Mais s'il ne fallait qu'un mot je dirais chaotique. Mais je dois vous avertir, il y a une zone au Nord Est de la Cité où je vous déconseille d'aller.

- Et qu'est-ce que c'est ?

Frédéric, Rick et Pako se mirent à écouter avec attention la discussion.

- Justement on ne sait pas. Le sol est complètement lisse sur des kilomètres, il n'y a pas un arbre, pas une maison, pas une colline, les animaux tombent malades quand ils en approchent.

Comme si la vie s'était arrêtée brusquement.

- Et il y en a beaucoup des zones comme ça ?

- Oui, il y en a partout dans le monde.

- Et... on ne sait pas ce que c'est ?

- Non, il paraît que même les animaux témoins n'ont jamais voulu nous parler de ces zones. La seule chose que l'on dit sur ces endroits c'est qu'il s'est passé quelque chose de très grave.

Ils disent même que cela a façonné le paysage.

- Comment ça ?

- Des collines qui n'existaient pas sont sorties de terre, des failles sismiques se sont ouvertes dans des endroits où il n'y en avait pas... C'est inimaginable.

La louve resta là, assise, essayant de se faire une image.

- Les anglais les appellent les No-life-lands. Sinon on ne leur donnent pas de nom, en général, continua la biche.

- C'est assez effrayant...

Frédéric se leva en s'étirant : << Je prends la première garde. >>

- Ce n'est pas la peine, répondit sèchement Alison. Je n'ai pas sommeil, autant en profiter.

Le panda la regarda ahuri et jeta un regard à Rick qui lui haussa les épaules en retour. Le renard s'allongea la tête sur son sac, Suzanne et Pako firent de même en se blottissant autour de lui. Contrairement à Frédéric, qui lui, s'était assoupi, assis contre un arbre. Alison prit son M14 EBR et le posa à portée de mains puis continua de fixer le feu sans prêter attention aux autres. C'est alors que la soirée se termina au cœur de la forêt, à la belle étoile.

Le lendemain, des lumières douces perçant le feuillage des arbres, commencèrent à éclaircir la forêt où la brume de la rosée reculait.

Une fourmi se baladait innocente sur la truffe de Rick, jusqu'à rentrer dans une de ses narines. Il hoqueta et toussa frénétiquement, s'étranglant avec l'insecte.

Le raffut réveilla les deux loups puis Frédéric suivit de Alison qui s'était assoupi, toujours assise de la même manière. Le renard rallait en train de reprendre son souffle : << Pourquoi c'est toujours pour moi ces conneries ?! >>

- Quelque part ça tombe bien, il était temps de se réveiller, répondit Pako en regardant le ciel.

- Ouais. Bon, on mange rapidement et on part au plus vite, dit Alison.

Pako sortit un pain de campagne et des poivrons de son sac, il partagea le tout avec Suzanne et Rick, Frédéric mâché du bambou et Alison prit une pomme verte.

Entre le monde sauvage et aujourd'hui, tout à bien changé. Les animaux ont appris à lutter contre leur instinct et ont tout pour tout leur habitude alimentaire pour apprendre à cohabité, ce fut probablement le cas des grands singes.

Rick venait de finir de manger qu'il se rappela du HK Mark 23, le pistolet trouvé durant leur escarmouche :<< Hé mais je n'ai toujours pas essayer le pistolet moi ! dit il en regardant Frédéric.

Il soupira à fond : << Je pensais que tu l'avais oublié. Bon j'imagine que je n'ai pas le choix.

Il sortit le pistolet de son sac.

Rick tendit le bras pour l'attraper mais Suzanne l'arrêta en attrapant son poignet :<< Minutes papillon. Est ce que tu sais au moins comment on tient une armes? Ni même comment ça fonctionne ?

- On la tient dans sa mains et on appuie sur la détente peut être ? fit il ironique.

Elle prit le pistolet : << Vient je vais t'expliquer. Tu vois cette arbres là? dit elle en montrant du doigt un chêne.

Ça va être ta cible.

Elle lui mit le pistolet en mains et enleva la sécurité.

- Alors, tes jambes, tu les écartes jusqu'à la largeur de tes épaules, on verra plus tard pour la position de combat.

Rick s' exécuta.

- Puis, ta mains droite, comme tu es droitier, tu vas tenir l'arme avec de sorte pour qu'elle soit le plus haut possible sur la poignée en évitant de toucher la glissière sinon tu vas te pincer les doigts. C'est pour que la levée de ton tire soit moins violent et plus linéaire avec ton bras.

Rick brandit son pistolet à une mains en visant l'arbre.

- Tututut, on tient pas une armes de poing à une mains! C'est quoi ces conneries ? Avec l'autre tu viens soutenir la première en la posant dessus de cette manière, sur ton autre mains sur la poignée. Bon après tu la tiens droit devant toi, les bras pas trop crispé sinon tu tire pas droit et pas trop décontracté sinon tu te prends le pistolet dans la truffe. Et essaye de viser les deux yeux ouverts, en combat il faut privilégier la visibilité. Tu regardes ta cible et tu vise avec l'image en transparence de ton arme devant toi. 'Appréhende pas trop le tire.

Rick fit se qu'elle dit et arma le pistolet d'un geste plein d'assurance.

Il avait du mal à orienter son armes les deux yeux ouverts et ses bras venaient de s' engourdir, le pistolet était assez lourd, trop gros pour ses mains, ça avait l'air tellement facile vu de l'extérieur.

Il posa son doigt sur la détente avec précaution et tira.

Il plia les coudes à cause du recule et manqua de se casser les canines et de lâcher l'arme.

- Trop souple ! ricanèrent Pako et Frédéric.

- Bah pour une première c'est pas mal je trouve ! J'ai touché l'arbre non?

- Rick, essaye encore une fois, il faut s'habituer au recule, dit Suzanne.

- Tu me le diras pas deux fois !

Il se remit en position et suivit les instructions de Suzanne à la lettre.

Le tire ne se passa pas trop mal cette fois, à la seul différence qu'il rata sa cible.

- Trop crispé ! ricanèrent Frédéric et Pako.

Rick allait tiré une dernière fois mais Alison les interrompirent.

- A par le fait que l'on doit partir, arrêtez de gaspiller les munitions. Le 45 ACP ce n'est pas courant et chaque balle compte.

- Alors on essayera de lui trouver une caisse dans la Cité, répondit Suzanne. Mais il devait tirer avant qu'il arrive quelque chose.

- Non, on reste sur les bâches, il se démerdera, vous avez cas lui trouver une arme digne de ce nom plutôt . On ne va pas s'éparpiller pour ce vulpes qui à peine les bras de soulever cette engin. On en prendra une en chemine mais c'est complètement improbable je tiens à te le dire.

- Mais s'il arrive quelque chose il ne sera même pas en état de l'utiliser.

- S'il arrive quelque chose il n'aura même pas assez de munition pour l'utiliser. Écoute, tu viens à peine de débarquer donc commence pas à me les briser pour le flingue du morpion.

La louve serra le point et soupira pour se canaliser.

- Très bien "chef". Rick range ton arme, essaye de l'avoir à portée de main. Au cas où, fit elle en accentuant ses mots le regards menaçant Alison. Tu es là seule proie ici je te rappelle, termina t'elle plus bas.

Pako soupira longuement et le panda géant se leva.

- Bon, on va y aller, Rick tu mangeras sur le chemin.

La biche partie sans attendre les autre, Rick rangea son pistolet dans une poche latérale de son sac et attrapa rapidement une pomme et partit, le reste de la bande suivi.

Ils sortirent de la forêt et arrivèrent dans une ancienne campagne agricole où la terre était morte. Il n'y avait plus un brin d'herbe dans les champs, la terre était retournée comme un champ de bataille mais sèche, cassante comme une grossière poterie oubliée dans le fourneau, tandis que seul le bords des chemins ces quelques fleurs subsistaient dans ce désert où l'horizon semble porter si loin qu'on croirait pouvoir y apercevoir l'Asie.

Au milieu de ce vide, il y avait multiples villages en ruines où rien ne resté que des murs couvert de verdures laissant deviner les mêmes architectures géométrique, monotone, rangée minutieusement comme dans des caisses dans un entrepôt ou des figurines d'un perfectionniste malade par passion.

Ils longèrent une route usée, fissurée, aussi lointaine que l'horizon et large comme quatre maisons faite dans une pierre noir... comme un granite aux couleurs de charbon. Une pierre que, à part Alison personne ne connaissait dans la bande.

Plus ils avancèrent, plus les embranchement de cette voie se multipliaient, des ponts, d'autres routes de la même pierre, allait et venait, s'entrelaçant au dessus de leurs têtes, montante, descendante de quoi donner la nausée. Un minutieux sac de nœuds aux utilités oubliées.

Plus ils avancèrent plus ils mesuraient la taille de la ville qui grandissait à l'horizon.

Après quelques horas de marche, ils arrivèrent aux bordures de la ville où tout les immeubles sinistre les regardaient de hauts, géant austère au regard vide.

Il n'y avait rien, la végétation avait reconquis la Cité, la route était fracturée de toute part, percée par les plantes et les arbres comme des lances à travers un bouclier ayant pour seul cri de bataille l'écho troublant du vent animant la grande avenue.

Alison s'arrêta nettement juste avant de pénétrer dans la Cité.

Elle se retourna l'air décidée.

- Désormais, on attaque le plus difficile. Les bâches se trouve dans des entrepôts qui sont dans la zone inondée. Sur le chemin essayez de rester derrière moi. On évite de grimper sur n'importe quoi, car tout peut s'effondrer, et d'avoir l'idée de se la jouer solo. Et n'essayez pas te fouiner pour trouver du matériel :sur les quatre premiers kilomètres il ne doit plus y avoir le moindre grammes de métal, ou quoique ce soit, tout à été voler donc pas la peine, et vos chances de trouver du matériel sur les kilomètres restant sont presque nul. Comme dans la Cité les distances ne sont pas les mêmes alors je ne sais même pas quand on rentre. Des questions ?

Le reste de la bande ne répondit pas, ils étaient tous bouche bée.

- Très bien, alors continuons.

Alison tourna le dos et continua avec le même pas rapide et décidé.

C'est alors que pour une fois de sa vie Frédéric s'est senti petit.

C'est alors qu'ils entamèrent une longue marche dans l'immense Cité.

Journal page deux.

Nous sommes enfin arrivé dans la Cité du diable. Ce n'est pas croyable, je n'en avais entendu parler que sous forme de mythes ou de légendes. Malgré toutes ses histoires qui ont bercé mon enfance, il y a peut de chose qui y ressemble. À l'horas où j'écris ces lignes, la partie de la Cité où je me trouve est envahie par la végétation, les routes son éventrées par les arbres, des bâtiments entier sont recouverts de plantes grimpantes et, or mit le vent, un silence reposant y règne, je pourrais peut-être même entendre une pierre tomber sur le sol sur des kilomètres. De temps en temps la route est bloqué par les éboulements, mais ce n'est jamais trop dure à franchir même si c'est assez colossal par moment, on se faufile assez facilement dans les décombres. On essaye de mettre un peu d'ambiance, Frédéric taquine Suzanne et essaye de faire sourire Alison en vain, Rick lui grimpe un peu partout et ne manque pas de se casser la gueule, du coup il se fait engueuler par Suzanne. Je reste assez impressionné par l'endroit, les maisons sont hautes et le sont de plus en plus au fut et a mesure que l'on avance, c'est démesuré.

Et dire qu'il y avait de la vie ici, combien étaient t'ils pour habiter dans cette endroit?

Ils continuèrent leurs progression dans la Cité. L'atmosphère semblait devenir de plus en plus pesante à chaque pas. La végétation diminuait, de grandes carcasses de métal rongée par le temps, encombraient la route. Par endroits, des impactes de balles couvraient les murs, la route parsemée de trous d'obus. Ils croisèrent un énorme engin calciné à la forme très géométrique fait d'un métal robuste et d' imposantes roues, le tout soutenait une tourelle dont le canon pointait vers un quartier sombre où un panneau mutilé montrait en plusieurs langues <>.

Pako s'approcha de se quartier avec prudence. Il y avait des douilles sur le sol, du moins se qu'il en restait. Des grillades était tordu sur le sol, le tout mêlé à des morceaux de tissu écorchés, souillé, des magasins pillés dont les vitres étaient pulvérisées.

Il continua de s'approcher jusqu'à une poussette qui lui était tournée de dos. Il s'approcha pour voir. Pako eut une sueur froide et un vertige à la vue d'un squelette complétement sec d'un chiot encore assit et sanglé dans la poussette, il était encore habillé avec un tee-shirt rouge cerise avec petit short bleu et avec des minuscules chaussures noir et grises qui était toujours mis à son pied qui jonché sur le sol avec le reste de sa jambe.

Il s'éloigna avec effroi. Et rejoignit Suzanne qui l'attendait.

- Tu étais passé où? On a dit qu'on restait le plus groupé possible.

Elle vit qu'il avait les larmes aux yeux, presque prêt à éclater en sanglots. Et elle mit sa mains sur son épaule.

- Ça va aller ?

- Oui oui, cette endroit me détruits le moral, c'est tout. Ça m'apprendra à m'aventurer n'importe où, répondit Pako en essuyant ses larmes. Mais merci.

- Bon on continue alors. Tu m'en parles si tu as un problème.

T'inquiètes ça va aller. On fait ça pour la bonne cause non? Lui souria Suzanne.

Pako lui a sourit en retour.

- J'imagine oui. Je sais pas ce que je ferai sans vous ! et Pako lui fit une tape dans le dos.

- Alors tout vas bien dans le meilleur des mondes !

Elle prit la tête de Pako et lui frotta son point sur la tête.

C'est alors qu'ils discutèrent et rigolèrent ensemble marchands sur les trottoirs entre les gravats et ossements, entre les bâtiments éventrés et les reste des feux tricolores. Là où un jour leurs ancêtres côtoyaient et riait avec les grands singes. Là où un jour tout c'est effondré...

Ils arrivèrent à la partie inondée de la Cité.

C'est comme si le reste de la Cité s'était enfoncée dans le sol de quelques mètres et que le tout s'est rempli d'eau.

- Restez là, ne bougez pas. Le sol peut se dérober sous nos pieds, ordonna Alison.

Dans la partie inondée, la houle de l'eau rongeait les bordures et détachées des morceaux de terre, de route, voir des tours entière qui s'effondrées sous l'érosion.

Alison s'allongea de manière à ce qu'elle puisse se suspendre à moitiée au-dessus de l'eau.

Elle semblait chercher quelque chose le long d'un mur d'un immeuble de béton qui était en partie immergée. Après un court instant elle trouva une série de marques blanches gravées sur le mur sous le niveau de l'eau. Elle s'empressa de saisir une pierre et grava un nouveau trais au niveau de l'eau.

Elle se releva et rejoignit le reste de la bande.

- On va longer la zone vers le nord. On devrait trouver l'entrepôt bientôt. Et on va peut-être devoir se mouiller ok? J'espère que ça ne devrait pas trop poser de problème pour les chiens.

Suzanne et Pako se regardèrent vexé.

- Ok, je pense que ça nous posera pas trop de problème, répondit Frédéric.

- C'était pas sympa ça, soupira Suzanne.

- T'inquiètes on reste des canidés, dit Pako.

Ils tournèrent à droite et longèrent la limite de la zone où ils virent des bâtiments entier sombrer dans l'eau.Il n'y avait que peut de plante, l'humidité et le sel empêchaient les plantes de pousser.

Ils arrivèrent dans une zone de stockage industrielle où des dizaines d'entrepôts était à moitié inondées par l'eau. Ils étaient relier entre eux par les toits avec des ponts de fortunes.

- Celui qui nous intéresse est le troisième de la rangée de droite. Ce qui on peur de tomber reste ici.

Il n'y avait que deux longues planche dont la largeur était équivalente à la longueur d'un pied, c'était la seul chose qui constituait le premier pont. Celui-ci amenaient sur le toit d'une cabine qui servait, initialement, à contrôler l'entrée de la zone industrielle. Qui ainsi de suite avec d'autres ponts, amenait jusqu'aux entrepôt.

Cette fois ci c'est Rick qui partit en trottinant devant sans hésiter, Alison lui emboîta le pas avec Suzanne et Pako. Frédéric été a la traîne il n'était vraiment pas a l'aise.

Il arrivèrent alors à entrepôt.

Il n'y avait presque plus de houle; les bâtiments la brisait.

Le seul accès à l'intérieur sont des trous dans les toits menant directement sur les gigantesques étagères où était entreposé une quantité importante de caisses en bois, de carton ou d'autre contenant sur plusieurs centaines voir quelques milliers de mètres carrés. Mais comme il fallait si attendre, l'intérieur était aussi a moitié inondé. Laissant une partie de tout ses vestiges au fond de l'eau.

Alison sortie de son sac une échelle en corde l'attacha au bord et descendit la première. Quand elle eut pieds à terre, l'écho du craquement de la caisse où elle a posée le pieds fit résonner tout l'entrepôt dans un bruit sinistre, laissant ensuite place au bruit des gouttes d'eau.

L'entrepôt était assez sombre mais les trous dans la toiture procurait des sources de lumière qui suffisaient à y voir quelques choses.

- Vous pouvez descendre !

Le reste de la bande descendit à sont tour.

Ils étaient tous fasciné par la taille de l'endroit.

- Normalement, sur l'étagère où l'on se trouve, il y devrait avoir une caisse avec les bâches. Il ne reste plus qu'à nous dispersés. Faite le savoir si vous trouvez quelque chose.

Suzanne, Frédéric, vous restez sur se niveau. Rick, Pako, et moi allons faire les niveaux du dessous. Autant garder les gros bras en haut. Pas d'objection ?

- Non ça devrait aller Alison, répondit Frédéric.

- Parfait, je ne demandais pas votre avis de toute manière.

C'est alors qu'elle descendit au niveau juste en dessous.

Suzanne commença à chercher droit devant elle et Frédéric partit dans le sens opposé.

Pako prit le niveau juste en dessous de celui d'Alison et Rick prit le niveau le plus bas qui été juste au niveau de l'eau.

Ils cherchèrent tous activement en ouvrant les caisses qui ne l'était pas, retournant les contenus...

On ne sait pas combien de temps ils ont passé à tout fouiller.

C'est alors que Rick aperçu une caisse ouverte sur une étagère voisine.

- Hé regardez celle là!

- Où ça ? répondit Pako.

- L'étagère a notre gauche, a mon niveau, juste devant moi!

- On dirait bien qu'on a trouvé !

Mais attend comment on va atteindre l'autre côté ?

- T'inquiète j'ai mon idée!

Rick grimpa a un poteau vertical qui soutenait les étagères pour atteindre le niveau de Pako.

- Laisse moi prendre mon élan...

- Hep! Tu ne vas pas sauter ! C'est quand même loin !

- Laisse le faire on n'a pas d'autre moyen ! rappliqua Alison.

- T'inquiète ça va aller ! En sautant de ton niveau ça peut passer.

- Te casse rien ! dit Pako.

Rick recula un peu pour prendre son élan, ce qui ne rimait qu'à trois de ses enjambées.

Suzanne regarda inquiète ce qu'il allait se passer.

Elle n'a même pas pu retenir son souffle que Rick s'élança de toute ses forces.

Il atterrissa à côté de la caisse lourdement et se rattrapa de justesse à une barre pour éviter de tomber dans l'eau.

- J'y suis !

- Punaise ! Je savais pas que tu avais une détente pareil ! Tu as fait un de c'est saut! lança Pako bluffé.

- Hé ouai! Pour une fois que je sert à quelque chose !

- Les gas je vous détestes! Vous avez failli me faire faire un arrêt ! cria Suzanne.

- Vous avez fini?! intervenie Alison. Ramène les bâches maintenant !

Rick prit une bâche dans ses bras.

- Hé mais c'est pas léger ces saloperies !

- Tu t'attendais à quoi ! Ça doit couvrir des dizaines de mètres carrés ! Elles doivent peser autour des dix kilos !

- Mais je vais pas sauter avec dix kilos sur le dos moi! En plus je dois en prendre plusieurs ! Rien qu'une fait presque un quart de mon poids !

- Lance les, bêtas !

- Les lancer à bout de bras?! Mais tu m'as bien regardé?!

- Tu te démerdes!

- Pouvez pas m'prévenir avant eux! J'l'aurai pas fait, ronchonna t'il.

Puis il vit la planche de la caisse.

- Hé attendez! J'ai une idée géniale !

- C'est bien ce qui fait peur ! répondit Suzanne.

Il posa la planche sur l'eau pour voir si elle flottait.

- Ouai ça marche !

Il posa trois bâches dessus, la planche flottait péniblement mais elle flottait.

- Pako ! Descends au niveau de l'eau !

Pako s'exécuta .

- Attrape!

Rick poussa la planche sur l'eau avec ses pieds. Tout se passa bien jusqu'au milieu du trajet où elle commença à s'enfoncer lentement dans l'eau en avançant.

- Mais t'es complètement teubé ! On va perdre les bâches ! cria Pako.

- Attend, attend ! Elles n'ont pas encore coulées ! Fait un truc !

- T'es marrant toi!

Il se pencha le plus possible au dessus de l'eau. Ses griffes pouvait gratter le bout de la planche qui s'enfonçait.

- Rah! Il manque pas grand chose !

Il prit son fusil et se pencha à nouveau.

- Je l'ai !

- ENFIN !

© Macarez Clément,
книга «Après eux, La ruée vers l'eau.».
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